
Où va votre argent ? Je vais vous expliquer.
Les Parisiens paient extrêmement cher pour vivre à Paris. Ils paient beaucoup d'impôts. Leurs impôts augmentent pendant que leur ville se dégrade et que la dette se creuse.
Alors où va l'argent ? Pas dans la sécurité, pas dans la voirie, pas dans la propreté. Et encore moins dans le remboursement de la dette qui se creuse à un rythme vertigineux.
Où va l'argent ? Il est dépensé, gaspillé, jeté par les fenêtres. Subventions pour des projets ubuesques, effectifs pléthoriques pour des missions incompréhensibles, investissements immobiliers sans limites, spirale de l'endettement. Je vais vous expliquer comment nous en sommes arrivés là.
Dans tous les cas, vous l'avez compris : les recettes de la Ville de Paris viennent de votre poche. Les fruits de votre travail constituent la seule et unique source de richesse qui existe en France. Qu'il s'agisse de l'État, de la sécurité sociale, de la région, de la Ville ou même de l'Union européenne, l'argent public c'est toujours votre argent.
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Les recettes de la Ville de Paris
Trois sources de revenus
Voyons déjà de quelles ressources dispose la Ville de Paris : plus de 10 milliards d'euros par an provenant de trois sources.
les contribuables parisiens
Avec les impôts
les contribuables français
Avec des dotations de l'État ou de la sécurité sociale
les usagers
Des services publics ou de l'espace public qui paient, l'entrée à la piscine, à la bibliothèque, au musée, le stationnement mais aussi les entreprises qui font des travaux et paient des redevances de voirie, les restaurateurs qui paient pour les terrasses, etc…
Dans tous les cas, vous l'avez compris, les recettes de la Ville de Paris viennent de votre poche. Les fruits de votre travail constituent la seule et unique source de richesse qui existe en France. Qu'il s'agisse de l'État, de la sécurité sociale, de la région, de la Ville ou même de l'Union européenne, l'argent public c'est toujours votre argent.
La ville n'a pas la main sur les recettes provenant de l'État (partie rose ci-dessus) mais uniquement sur les taux de fiscalité locale (partie bleue) et sur le prix des services publics (partie jaune).
Les recettes de la Ville de Paris
10,3 milliards €
Contribuables parisiens
4,5 Md€Contribuables français
3,7 Md€Usagers des services
1,6 Md€Autres recettes : 0,6 Md€
En résumé
Voir où va cet argent
Les dépenses de la Ville de Paris
Comment la mairie dilapide votre argent
Déficit systématique depuis 25 ans
Les dépenses de la Ville dépassent chaque année ses recettes. Elle est donc systématiquement en déficit depuis 25 ans.
En 2025, la Ville de Paris a dépensé 11,3 milliards d'euros, soit 1 milliard d'euros de plus que ses recettes.
Les dépenses sont hors de contrôle, vous allez comprendre pourquoi.
Où partent les 11,3 milliards ?
Fonctionnement, investissements, péréquation, intérêts de la dette... Voici comment se répartissent les dépenses de la Ville.

La masse salariale hors de contrôle
2,9 milliards d'euros pour payer 55 000 agents municipaux. Et ce n'est jamais assez : la Ville crée encore 345 postes nets en 2025.
Pour en savoir plus sur l'explosion des effectifs, l'absentéisme record et les services pléthoriques comme la communication, consultez notre page dédiée.
31 % du budget de fonctionnement
De 2 544 M€ à 2 885 M€ en 3 ans
Malgré une population en baisse
Le coût de la dette
10 milliards d'euros de dette, ce n'est pas juste un scandale en soi, c'est aussi un boulet financier quotidien. La dette coûte énormément aux Parisiens.
Charge de la dette en 2025
Avec 1 Md€/an de déficit, la dette se creuse 3 fois plus vite qu'elle ne se rembourse.
Argent "perdu" qui ne finance aucun service public
Rembourser la dette, c'est donc retrouver du budget. De quoi financer des projets utiles aux Parisiens et baisser leurs impôts.
En résumé
Découvrir les gabegies en détail
La frénésie des achats immobiliers
500 M€ par an pour acheter des logements qui ne rapportent rien
Chaque année, la Ville de Paris consacre près de 500 M€ au financement d'opérations immobilières.
Le problème
Paris compte désormais près de 25% de logements sociaux, un niveau parmi les plus élevés d'Europe dans une capitale. Mais avec cet argent, la Ville de Paris ne crée pas de logements, elle ne fait que les prélever sur le parc privé pour les convertir, à grands frais, en logements sociaux dont le fonctionnement continue à coûter au contribuable chaque année.
En d'autres termes, l'augmentation sans fin du parc social, se fait au détriment du parc locatif privé. Les Parisiens de la classe moyenne, ne pouvant pas prétendre à un logement social, sont donc les grands sacrifiés de cette politique puisque, pour eux, l'offre locative se raréfie.
Au rythme prévu par la mairie, le logement dans le parc locatif privé ne représentera plus que 40% des logements à louer en 2040. Il s'agit là d'une nationalisation rampante du marché de l'immobilier.
Parc locatif parisien : avant / après
Aujourd'hui
Objectif mairie (2040)
VOUS ALLEZ TOUT COMPRENDRE AU SCANDALE DE LA DETTE PARISIENNE
Le scandale des loyers capitalisés
Vous allez découvrir comment la mairie a fait pour s'endetter de 5 milliards d'euros en 10 ans. Vous allez comprendre comment Anne Hidalgo a pu contourner les règles budgétaires, grâce à un système à peine croyable, mis au point avec la complicité de François Hollande et d'Emmanuel Macron. Entre accros à la dépense et à la dette, on se serre les coudes.
Il faut savoir qu'une collectivité a l'obligation d'équilibrer ses recettes et ses dépenses de fonctionnement. Mais elle a le droit de présenter un déficit d'investissement. En effet, l'investissement est censé rapporter à plus long terme et permettre de rembourser ce déficit.
Or, un investissement dans le logement social ne rapportera jamais d'argent, il coûte au contraire. Donc quand la Ville de Paris s'endette pour acheter des logements sociaux c'est une fuite en avant budgétaire et fiscale : le déficit ne pourra être remboursé que par des hausses d'impôts.
Mais pour s'endetter encore plus vite et assouvir ses appétits d'acquisitions immobilières, la Ville de Paris a mis en place, depuis 2016, un système toxique : les loyers capitalisés ou baux emphytéotiques.
Comment cela fonctionne ?
Imaginons que la Ville de Paris achète un immeuble pour 10 M€ afin d'en faire des logements sociaux. Elle confie cet immeuble à un des bailleurs sociaux qu'elle contrôle comme Paris Habitat.
Mais, au lieu de toucher 45% des loyers de la part de ce bailleur, la Ville va conclure un bail emphytéotique avec son bailleur. Le bailleur va verser, en une seule fois plusieurs dizaines d'années de loyers (50 ou 60 années) pour environ 10 M€ soit le prix d'achat de l'immeuble.
Résultat :
- La dette est transférée au bailleur social détenu par la Ville. Mais la dette n'apparaît pas dans les comptes de la Ville.
- La Ville enregistre une recette qu'elle comptabilise en recettes de fonctionnement. Donc cette recette équilibre un déficit de fonctionnement.
Grâce à cette opération la Ville fait donc passer 20 millions d'euros de déficit.

Une fois les 60 ans de loyers touchés d'un seul coup, l'année suivante, la ville ne touchera pas de loyer de cet immeuble, ce qui va encore aggraver son déficit de fonctionnement. Pour le combler, il faut donc acheter un autre immeuble, le confier à un bailleur social avec un bail emphytéotique et recommencer. C'est un cercle vicieux. La dette est une drogue dure et la Ville de Paris est tombée dedans avec la municipalité socialiste.
Si la Mairie de Paris a le droit d'enregistrer cette recette ponctuelle et exceptionnelle comme une recette de fonctionnement, c'est grâce à une dérogation spéciale, accordée par François Hollande en 2015 et qu'Emmanuel Macron (qui était alors ministre de l'économie) a continué à accorder à la Mairie de Paris lorsqu'il est arrivé à l'Élysée.
Plus de 2 milliards d'euros de loyers capitalisés ont été enregistrés entre 2015 et 2025. Encore 100 millions d'euros ont été enregistrés cette année même si, depuis 2022, la ville de Paris n'a plus le droit de considérer ces loyers capitalisés comme une recette de fonctionnement : la dérogation spéciale a pris fin.
La seule solution pour sortir du cercle vicieux de l'endettement : vendre une partie de ces immeubles pour rembourser la dette.
Le train de vie des élus
Cabinet pléthorique, flotte de véhicules, frais de représentation...
Le train de vie des élus
Cabinet pléthorique, flotte de véhicules, frais de représentation...
Pendant que les élus parisiens se retrouvent entre eux au Conseil de Paris, du moins ceux qui font l'effort d'y assister, moi je vous montre ce qu'ils ne veulent pas que vous sachiez. Leurs privilèges. Votre argent. Et surtout, comment je compte le leur reprendre pour vous le rendre.
Sarah Knafo
Un cabinet du maire pléthorique
La Ville de Paris est enfin la seule collectivité française pouvant déroger au plafond des effectifs et de rémunération des collaborateurs de cabinet. Ainsi, le cabinet de la maire et de ses adjoints dispose de 145 collaborateurs.
Anne Hidalgo a nommé 31 adjoints alors que la moyenne des grandes villes est de 20 adjoints. Certains intitulés sont d'ailleurs surprenants. Il y a par exemple un adjoint chargé de :
La flotte de véhicules
Malgré sa politique anti-voiture, la ville de Paris n'a pas réduit sa flotte de véhicules. Elle en compte 2 500. Comment peut-on justifier un tel nombre de véhicules pour le périmètre d'une ville comme Paris ? C'est injustifiable.
Les jetons de présence
En plus de leurs indemnités mensuelles fixes, certains élus de la ville de Paris touchent ce que l'on appelle des jetons de présence.
Ceux qui siègent comme administrateurs dans des sociétés d'économie mixte (SEM) de la ville ou dans l'un des nombreux organismes satellites comme la RIVP, la CPCU ou la SETE, se voient attribuer des jetons de présence pour leur participation au conseil d'administration. Ces jetons donnent droit à indemnité supplémentaire.
Pour certains, qui se font nommer dans plusieurs organisations, le cumul peut atteindre les 100 000 euros par an !
Ainsi, David Belliard, chef de file des écologistes et allié d'Emmanuel Grégoire culmine à plus de 90 000 euros bruts annuel : l'anticapitalisme paye bien.
Les frais de représentation
En plus de leurs revenus confortables, le maire de Paris et les maires d'arrondissement disposent de « frais de représentation », c'est-à-dire d'une enveloppe sur laquelle ils peuvent se faire rembourser n'importe quelle dépense. On a ainsi pu voir des menus-enfant, des équipements pour la maison, des vêtements de luxe, des dépenses pendant les vacances, etc. Les élus considèrent visiblement les deniers publics comme l'extension de leur portefeuille.
Plus d'un SMIC annuel en plus de son indemnité de maire
soit 924 euros nets par mois en plus de leurs indemnités
Ces frais de représentation ont coûté 1,5 million d'euros sur le mandat, soit le coût de la réhabilitation complète d'une crèche parisienne.
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Le système de la subvention
1,6 milliard d'euros distribués à des associations choisies par la mairie
Entre 2020 et 2025, la Ville de Paris a versé 1,6 milliard d'euros de subventions à environ 2 600 associations, afin de financer chaque année entre 4 200 et 4 500 projets.
Ces subventions ont plus que doublé en vingt ans. Elles représentaient 133 M€ en 2001, 245 M€ en 2013, pour atteindre 325 M€ en 2024.
Chacun est libre de soutenir des associations en leur versant une cotisation ou un don. Mais lorsque la ville de Paris distribue des subventions aux associations, avec votre argent, c'est comme si elle vous obligeait à faire un don de 160 euros chacun, tous les ans, aux associations qu'elle a choisies à votre place.
Un système concentré et opaque
Il y a 80 000 associations actives à Paris. La mairie choisit d'en subventionner 3 000 par an. Sur ces 3 000, 25 associations reçoivent à elles seules 50% des montants, soit 150 millions d'euros. Il y a donc une poignée d'heureuses élues et une grande majorité d'associations qui ne bénéficient pas du soutien de la ville.
Répartition des subventions
Sur quels critères la mairie choisit-elle les heureuses élues ?
Il suffit de regarder la carte des montants de subventions et de la rapprocher des scores de la gauche aux élections municipales pour comprendre le tropisme politique de l'octroi de subventions.
Cette progression est continue, indépendante de la situation financière de la Ville, et totalement décorrélée de toute exigence sérieuse d'évaluation de l'efficacité des projets financés.
Subventions par arrondissement vs. vote de gauche

La corrélation entre le niveau de subventions et les scores de la gauche est frappante.
Corrélation statistique

Le graphique ci-dessus montre la corrélation entre le vote de gauche et le montant des subventions accordées dans l'arrondissement.
En termes mathématiques, la régression linéaire donne une belle droite de coefficient 1 (bissectrice), c'est-à-dire que quand le score de la gauche double, les subventions doublent également.
Des subventions qui ont plus que doublé en 20 ans
Conflits d'intérêt
Par ailleurs, la ville de Paris ne devrait pas pouvoir subventionner des associations dont l'un des salariés siège lui-même au Conseil de Paris. C'est un cas de conflit d'intérêt inacceptable. Or :
L'association, « les Pierrots de la nuit » a touché 100 000 euros de subvention municipale en 2024 tandis que son président, Emmanuel Coblence, est membre de la majorité municipale.

Membres de l'association « les Pierrots de la nuit » œuvrant pour « la préservation de la vitalité de la nuit parisienne »
L'association « la petite rockette » a touché 500 200 euros de subvention municipale en 2024 tandis que sa présidente Delphine Terlizzi est également membre de la majorité municipale.

Œuvre exposée sur le site « la petite rockette » qui a touché plus de 500 000 euros de subvention municipale en 2024
Exemples de subventions versées en 2024 et 2025
Voici quelques exemples de subventions financées avec l'argent des Parisiens. Vous décidez si c'est un bon usage de vos impôts.
Gère des centres pour migrants et attaque l'État en justice pour l'empêcher d'expulser des migrants clandestins
Envoyés à la bande de Gaza à travers des ONG comme Acted et Médecins du monde
Fournir un accès à l'eau potable pérenne dans 10 communes Cambodgiennes
Association qui a critiqué ouvertement Charlie Hebdo à l'issue des attentats et qui a qualifié la marche du 11 janvier comme « la glorification des forces de l'ordre dominant qui ne poursuivent qu'un seul but, relégitimer les politiques néocoloniales et capitalistes qui sont la cause même de ces violences. »
Pour réduire les déchets ménagers à Katmandou au Népal
Renforcer la gestion durable des déchets et l'égalité de genre en Colombie
Droits et interculturalité dans l'Europe des migrants
Amélioration des conditions agricoles des agriculteurs de Dhorpatan au Népal
Apprendre le Français aux Afghans venus de Suède
Le dernier conseil de Paris présidé par Anne Hidalgo s'est clôturé par le vote d'une subvention de 80 000 € en faveur de l'international, dont 6 000 € pour l'installation de ruches au Togo. Tout un symbole.
Recyclage des déchets ménagers en bordure de Mangrove bangladaise
Une véritable aide publique au développement municipale
Au-delà des subventions aux associations, alors même que la ville de Paris est lourdement endettée, elle consacre chaque année plusieurs millions d'euros à des actions internationales et à de l'aide publique au développement.
En 2025, alors que Paris croule sous les dettes.
Spécifiquement affecté à l'aide au développement à l'étranger.
La Cour des Comptes questionnait déjà en 2019 dans un rapport sur la « coopération décentralisée et l'action internationale de la Ville de Paris » la pertinence des 140 projets menés dans 54 pays par la municipalité. Les magistrats soulignaient déjà en effet qu'il était « nécessaire d'évaluer dans quelle mesure cette politique internationale conforte effectivement l'image de Paris à l'étranger et sert bien les intérêts de la capitale et ceux de ses habitants ».
Mon objectif n'est pas de couper les subventions à une centaine d'associations de gauche pour les verser à des associations de droite. Je ne vais pas inverser la couleur de la carte des subventions ci-dessus. Je veux dépolitiser totalement l'octroi des subventions pour les réserver à des associations qui aident concrètement les Parisiens (clubs de sport ou de musique, aide aux plus démunis, aux personnes handicapées, aux personnes âgées, crèches associatives, etc.).
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L'augmentation sans fin des effectifs de la ville
+12 000 agents depuis l'an 2000 pour une population équivalente
En l'an 2000, il y avait près de 12 000 agents municipaux de moins qu'aujourd'hui pour une population équivalente. La ville était plus propre et les services publics fonctionnaient aussi bien, sinon mieux, sans l'aide d'internet, sans démarche dématérialisée.
Les effectifs administratifs des entreprises privées ont fortement diminué depuis l'an 2000 grâce à la généralisation de l'informatique, à la fin des saisies manuelles, aux démarches dématérialisées, au traitement automatique des données et au croisement des bases de données. La DARES a quantifié ce gain de productivité : -17% d'emplois administratifs d'entreprise rien qu'entre 2003 et 2014.
Or la fonction publique en général et la ville de Paris en particulier a, au contraire, augmenté ses effectifs. C'est indéfendable.
Paris perd des habitants mais gagne des fonctionnaires
Depuis 2010, la population de Paris a diminué de 195 000 habitants pendant que les effectifs municipaux augmentaient de 4 600 agents.

La communication de la ville : symbole de la gabegie
385 agents de la Ville de Paris sont payés pour faire de la communication : 207 au service de la communication de la ville ; 178 dans les autres services. Eh oui, chaque service a… son service de communication !
385 agents, soit près de 4 fois plus d'effectifs que le Service d'information du Gouvernement… chargé de la communication de l'ensemble de l'exécutif national !
En 2024, 7 missions de conseil externe en « communication et publicité », pour un total de 283 000 € ont été attribuées par la Mairie de Paris. Et cela sans compter les campagnes d'affichage municipales sur les panneaux de la ville qui constituent un manque à gagner par rapport à des campagnes publicitaires.
385 agents chargés de la communication : cela place la mairie de Paris parmi les plus grosses agences de communication de France. D'ailleurs, malgré ces effectifs pléthoriques, la ville de Paris recourt également à des agences de communication privées.
À ce niveau, il ne s'agit plus d'informer les habitants, mais de diffuser une propagande permettant de faire oublier les résultats catastrophiques de la municipalité. Il suffirait d'avoir des résultats pour ne plus avoir besoin de cette propagande.
Des directions aux noms surréalistes
Direction de l'attractivité et de l'emploi
4 services et 24 bureaux différents comme le « bureau du design, de la mode et des métiers d'art », le « bureau de la vie étudiante », le « bureau de l'innovation », le « bureau des événements et expérimentations » ou encore le « bureau de la transition écologique de l'économie ».
Évidemment, tous ces sujets sont importants, mais ce n'est pas avec un bureau de l'innovation que l'on va innover. Ce n'est pas avec un bureau de l'attractivité que l'on améliore l'attractivité de Paris mais avec des baisses d'impôts.
La « direction de la démocratie des citoyen·ne·s (sic) et des territoires »
12 services différents
Direction du logement et de l'habitat
En plus des 4 600 personnes employées directement par les bailleurs sociaux parisiens (en grande majorité financés par la ville).
Direction des ressources humaines
Alors que chaque direction de la ville de Paris a également son propre service de ressources humaines.
Direction des solidarités
Alors que nous avons déjà un ministère des solidarités et des aides sociales financées par la caisse d'allocations familiales.
Direction de l'urbanisme
Dont la majorité est chargée d'établir des règles d'urbanisme toujours plus complexes et politisées.
Direction des affaires scolaires (DASCO)
Environ 1 000 agents à l'échelon central, c'est-à-dire qui ne font pas face à des élèves dans les salles de classe. Les écoles publiques parisiennes ont perdu 24% de leurs élèves en 15 ans, du fait de la dénatalité et du départ vers le privé, tandis que les effectifs municipaux sont restés constants : 11 500 agents.
Rappelons que c'est l'État qui emploie les enseignants et non la ville. La ville emploie les ATSEM, les animateurs périscolaires et le personnel chargé de l'entretien des bâtiments.
Sous-directions de la « direction de la démocratie des citoyen·ne·s et des territoires »
Les effectifs gonflés par l'absentéisme
Jusqu'à 2022 les agents de la mairie de Paris n'étaient même pas soumis aux 35h… Cette dérogation qui coûtait 74 M€, a été révoquée à l'issue d'une décision du tribunal administratif le 24 mars 2022.
Les agents de la mairie de Paris, bénéficient de 25 jours de congés payés et de 22 jours de RTT, soit 47 jours de vacances par an, alors que les Français bénéficient en moyenne de 33 jours.
En plus de ces 47 jours, l'absentéisme moyen des agents de la ville atteint des sommets :
En 2024, le rapport social de la ville de Paris fait état de 1 377 314 jours ouvrés d'absence ; pour 33 457 agents. Ce qui signifie que 60% des agents ont eu au moins une journée d'absence contre 35% pour les salariés du secteur privé.
De plus la durée moyenne de ces arrêts, tous motifs confondus, est de 40 jours par an alors qu'il est de 23 jours par an dans le privé.
En cumulant ces deux facteurs, on arrive donc à un absentéisme 3 fois plus important à la ville de Paris que pour la moyenne des salariés du privé !
Si les agents de la ville de Paris travaillaient le même nombre de jours que la moyenne des Français (vacances et absentéisme), les effectifs pourraient être réduits de 17% soit 9 000 agents.
Jours non travaillés par an
Si les agents de la Ville de Paris travaillaient le même nombre de jours que la moyenne des Français (vacances et absentéisme), les effectifs pourraient être réduits de 17%.
Jusqu'en 2022, la dérogation aux 35h coûtait 74 M€ par an aux Parisiens.
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La Tour Eiffel : un joyau transformé en gouffre
Le monument payant le plus visité au monde perd de l'argent
La Société d'exploitation de la Tour Eiffel (SETE), détenue à 99% par la Ville de Paris, est l'un des exemples les plus saisissants de gabegie publique.
Avec 6,3 millions de visiteurs en 2024, la Tour Eiffel devrait rapporter de l'argent à la ville. Pourtant, la SETE est structurellement déficitaire et devrait afficher un déficit cumulé de 31 M€ d'ici 2031, malgré plusieurs recapitalisations.
La Ville de Paris a déjà injecté 75 M€ dans la société (60 M€ en 2021, puis 15 M€ supplémentaires en 2024). Dans le même temps, elle impose à la SETE une redevance annuelle moyenne d'environ 52,5 M€, créant un système absurde où la Ville asphyxie financièrement la Tour… avant de la renflouer avec l'argent des contribuables.
Les chiffres du scandale
60 M€ en 2021 + 15 M€ en 2024
Comment le monument payant le plus connu et le plus visité au monde peut-il perdre de l'argent ?
Explication
En 2024, les 447 employés (ETP) de la SETE percevaient un salaire moyen annuel d'environ 72 300 euros, tandis que le directeur général était rémunéré autour de 200 000 euros par an. Dans le même temps, l'absentéisme a explosé, avec près de 13 000 journées de travail perdues en une seule année.
Pour les 447 employés (ETP) de la SETE en 2024
Par an
Absentéisme en une seule année
Résultat
Pour tenter de compenser ces dérives, les tarifs d'accès à la Tour ont été augmentés de 29% en juin 2024.
Les visiteurs paient, les contribuables renflouent et la Tour est en proie à la rouille.
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Impôts et dette
Plus d'impôts ET plus de dette : le double échec de la mairie socialiste
« Il est beaucoup plus intelligent de s'endetter plutôt que d'augmenter les impôts. »
— Emmanuel Grégoire, premier adjoint d'Anne Hidalgo, 2020
Avec 4 milliards d'euros de dette supplémentaire sur le mandat, on voit qu'il a tenu à nous montrer son intelligence.
Sauf qu'il n'a pas seulement creusé la dette, il a aussi augmenté les impôts !
Ces dernières années, le contribuable parisien a été la variable d'ajustement des folies dépensières de la mairie socialiste.
Le double échec : plus d'impôts ET plus de dette
Le taux de la taxe foncière (principale ressource fiscale de la Ville) est passé de 13,5% à 20,5% sur le dernier mandat.

Et comme pour l'État : plus les impôts augmentent, plus la dette se creuse. Pourquoi ? Parce que dans le même temps les dépenses sont hors de contrôle.
Mais la ville de Paris n'échappe pas à l'adage « trop d'impôt tue l'impôt » (la fameuse courbe de Laffer) :
Malgré l'augmentation des « droits de mutation à titre onéreux » (DMTO, aussi appelés frais de notaire) de 5,8% à 6,3% en 2025, les recettes ont chuté de 250 M€ depuis 2022 du fait de la baisse du nombre de ventes immobilières. La politique anti-immobilier de la Ville de Paris a un coût.
Malgré l'explosion des prix de stationnement en voirie (multipliés par 5 pour les arrondissements centraux et les véhicules familiaux) la Ville n'a enregistré aucune recette de stationnement supplémentaire. La baisse de la fréquentation automobile a compensé la hausse des prix. Et cette baisse de la fréquentation a fait fermer des milliers de commerces.
10 milliards d'euros de dette
10 milliards d'euros de dette, ce n'est pas juste un scandale en soi, c'est aussi un boulet financier quotidien. La dette coûte énormément aux Parisiens.
+276% en 15 ans : la dette est passée de 2,5 Md€ en 2010 à 9,4 Md€ fin 2025. Elle a presque quadruplé sous les mandatures socialistes.
La charge de la dette
La charge de la dette se compose de 308 M€ de remboursements d'emprunt et 225 M€ de frais financiers, soit 533 M€ en 2025. Avec 1 Md€ par an de déficit, la dette se creuse 3 fois plus vite qu'elle ne se rembourse.
Charge de la dette 2025
Avec 1 Md€ par an de déficit, la dette se creuse 3 fois plus vite qu'elle ne se rembourse.
Rembourser la dette, c'est donc retrouver du budget. De quoi financer des projets utiles aux Parisiens et baisser leurs impôts.
225 M€ d'intérêts, c'est...
Chaque année, cet argent part en fumée au lieu de servir les Parisiens. C'est le prix de l'endettement.
Comment en est-on arrivé là ?
La dette n'est que le symptôme. La cause, ce sont les dépenses hors de contrôle : effectifs pléthoriques, subventions politisées, gabegies diverses...
Plan d'accession à la propriété et de désendettement
10 milliards d'euros de recettes pour rembourser la dette et baisser les impôts
Vente de logements sociaux : 8 Md€
Nous vendrons des logements sociaux en donnant la priorité à ceux qui les occupent. Il y a beaucoup de locataires du parc social qui y sont entrés, il y a des années, quand leurs modestes revenus les y rendaient éligibles. Depuis, ils ont mieux gagné leur vie mais sont restés dans leur logement car le loyer y est attractif et le bailleur ne peut pas les en faire sortir, même si leurs revenus sont devenus plus importants.
Nous leur proposerons d'acheter leur logement. Pour faciliter leur achat, nous les exonèrerons des droits de mutation (que l'on appelle souvent « frais de notaire ») : 6,3% du montant de chaque transaction qui sont perçus par la Ville de Paris.
6,3% du montant de chaque transaction qui sont perçus par la Ville de Paris
Il s'est vendu 12 000 logements sociaux à des ménages en 2023 en France, grâce à la loi ELAN qui a favorisé les ventes en élargissant, pour les bailleurs sociaux, les possibilités de vendre. Nous en vendrons 4 000 par an à Paris.
Enfin, nous baisserons les droits de mutation (frais de notaire) de 10% alors qu'ils viennent d'être augmentés en février 2025.
Recettes : 8 milliards d'euros sur le mandat (11 milliards d'euros en 10 ans)
Vente de bâtiments municipaux : 2 Md€
Bâtiments administratifs
En lien avec le recentrage de la ville sur ces missions essentielles et donc de réductions d'effectifs
Bâtiments techniques devenus obsolètes
Notamment situés à Paris ou loin de Paris, héritage des besoins d'une autre époque pour la gestion des eaux usées et l'alimentation en eau de Paris
Foncier non bâti
Notamment 880 ha dans la Plaine d'Achères dont plus de 500 ha sur la commune de Saint-Germain en Laye
Bâtiments hors Paris
Bâtiments administratifs et logements situés hors de Paris, héritage de l'ancien département de la Seine
Bâtiments techniques en lien avec les privatisations
Ramassage des ordures ménagères
Recettes : 2 milliards d'euros
Dépenser moins pour taxer moins pour que les Français gagnent plus
Quand les impôts sont écrasants et les déficits abyssaux, baisser les dépenses est la condition sine qua non de toute politique économique.
Mon plan d'économies : 10 milliards en cumulé sur 10 ans.
Y compris en comptant les recrutements de policiers et professionnels de la petite enfance, y compris en budgétisant les primes des plans de départ.
La dixième année, quand on a divisé la dette par deux, on économise 250 M€ en une seule année.
Baisser les impôts
Ces 10 milliards € d'économie sont entièrement consacrés aux baisses d'impôts (montants cumulés sur 10 ans) :
Autres économies et nouvelles dépenses
Montants cumulés sur 10 ans
D'autres économies permettent de financer de nouvelles dépenses et de réduire le déficit actuel : 2,9 Md€
Économies supplémentaires
Baignade dans la Seine, fonds agriculture urbaine, relations internationales et aide au développement, et tous les programmes qui prétendent aider les Parisiens en leur versant des aides financées avec leur propre argent seront également ciblés. Par exemples : les aides à l'achat de véhicules propres, les aides aux commerces d'alimentation durable, les aides au verdissement.
Nouvelles dépenses : 600 M€
Un projet porté par Sarah Knafo - Municipales 2026
Bilan des finances parisiennes
Une situation financière préoccupante qui appelle des réformes urgentes
Le constat
Une ville riche au bord de la banqueroute
La Ville dépense plus qu'elle n'encaisse
Explosion de la fiscalité locale
Des effectifs en hausse permanente
Paris est une ville riche par son histoire, son patrimoine, son immobilier, son attractivité économique et touristique. Une ville qui encaisse chaque année des recettes fiscales élevées. Et pourtant, la Ville de Paris a accumulé près de 10 milliards d'euros de dettes.
Même les riches peuvent vivre au-dessus de leurs moyens. C'est ce qui arrive à la Ville de Paris.
Notre plan

En partant d'un déficit initial de 1 Md€, nous allons baisser les dépenses annuelles de 2 Mds€ au bout de dix ans :
Phase de transition
En attendant que les dépenses aient suffisamment baissé, les ventes immobilières permettent de :
Retrouver l'équilibre budgétaire pendant une phase de transition
Dégager un excédent pour rembourser la dette
Trajectoire budgétaire
