La Tour Eiffel : un joyau transformé en gouffre

Le monument payant le plus visité au monde perd de l'argent

La Société d'exploitation de la Tour Eiffel (SETE), détenue à 99% par la Ville de Paris, est l'un des exemples les plus saisissants de gabegie publique.

Avec 6,3 millions de visiteurs en 2024, la Tour Eiffel devrait rapporter de l'argent à la ville. Pourtant, la SETE est structurellement déficitaire et devrait afficher un déficit cumulé de 31 M€ d'ici 2031, malgré plusieurs recapitalisations.

La Ville de Paris a déjà injecté 75 M€ dans la société (60 M€ en 2021, puis 15 M€ supplémentaires en 2024). Dans le même temps, elle impose à la SETE une redevance annuelle moyenne d'environ 52,5 M€, créant un système absurde où la Ville asphyxie financièrement la Tour… avant de la renflouer avec l'argent des contribuables.

Les chiffres du scandale

31 M€
Déficit cumulé prévu d'ici 2031
75 M€
Déjà injectés par la Ville

60 M€ en 2021 + 15 M€ en 2024

52,5 M€/an
Redevance imposée par la Ville
+29%
Hausse des tarifs en juin 2024

Comment le monument payant le plus connu et le plus visité au monde peut-il perdre de l'argent ?

Explication

En 2024, les 447 employés (ETP) de la SETE percevaient un salaire moyen annuel d'environ 72 300 euros, tandis que le directeur général était rémunéré autour de 200 000 euros par an. Dans le même temps, l'absentéisme a explosé, avec près de 13 000 journées de travail perdues en une seule année.

72 300 €
Salaire moyen annuel

Pour les 447 employés (ETP) de la SETE en 2024

200 000 €
Rémunération du DG

Par an

13 000
Journées de travail perdues

Absentéisme en une seule année

Résultat

Pour tenter de compenser ces dérives, les tarifs d'accès à la Tour ont été augmentés de 29% en juin 2024.

Les visiteurs paient, les contribuables renflouent et la Tour est en proie à la rouille.

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