L'augmentation sans fin des effectifs de la ville
+12 000 agents depuis l'an 2000 pour une population équivalente
En l'an 2000, il y avait près de 12 000 agents municipaux de moins qu'aujourd'hui pour une population équivalente. La ville était plus propre et les services publics fonctionnaient aussi bien, sinon mieux, sans l'aide d'internet, sans démarche dématérialisée.
Les effectifs administratifs des entreprises privées ont fortement diminué depuis l'an 2000 grâce à la généralisation de l'informatique, à la fin des saisies manuelles, aux démarches dématérialisées, au traitement automatique des données et au croisement des bases de données. La DARES a quantifié ce gain de productivité : -17% d'emplois administratifs d'entreprise rien qu'entre 2003 et 2014.
Or la fonction publique en général et la ville de Paris en particulier a, au contraire, augmenté ses effectifs. C'est indéfendable.
Paris perd des habitants mais gagne des fonctionnaires
Depuis 2010, la population de Paris a diminué de 195 000 habitants pendant que les effectifs municipaux augmentaient de 4 600 agents.

La communication de la ville : symbole de la gabegie
385 agents de la Ville de Paris sont payés pour faire de la communication : 207 au service de la communication de la ville ; 178 dans les autres services. Eh oui, chaque service a… son service de communication !
385 agents, soit près de 4 fois plus d'effectifs que le Service d'information du Gouvernement… chargé de la communication de l'ensemble de l'exécutif national !
En 2024, 7 missions de conseil externe en « communication et publicité », pour un total de 283 000 € ont été attribuées par la Mairie de Paris. Et cela sans compter les campagnes d'affichage municipales sur les panneaux de la ville qui constituent un manque à gagner par rapport à des campagnes publicitaires.
385 agents chargés de la communication : cela place la mairie de Paris parmi les plus grosses agences de communication de France. D'ailleurs, malgré ces effectifs pléthoriques, la ville de Paris recourt également à des agences de communication privées.
À ce niveau, il ne s'agit plus d'informer les habitants, mais de diffuser une propagande permettant de faire oublier les résultats catastrophiques de la municipalité. Il suffirait d'avoir des résultats pour ne plus avoir besoin de cette propagande.
Des directions aux noms surréalistes
Direction de l'attractivité et de l'emploi
4 services et 24 bureaux différents comme le « bureau du design, de la mode et des métiers d'art », le « bureau de la vie étudiante », le « bureau de l'innovation », le « bureau des événements et expérimentations » ou encore le « bureau de la transition écologique de l'économie ».
Évidemment, tous ces sujets sont importants, mais ce n'est pas avec un bureau de l'innovation que l'on va innover. Ce n'est pas avec un bureau de l'attractivité que l'on améliore l'attractivité de Paris mais avec des baisses d'impôts.
La « direction de la démocratie des citoyen·ne·s (sic) et des territoires »
12 services différents
Direction du logement et de l'habitat
En plus des 4 600 personnes employées directement par les bailleurs sociaux parisiens (en grande majorité financés par la ville).
Direction des ressources humaines
Alors que chaque direction de la ville de Paris a également son propre service de ressources humaines.
Direction des solidarités
Alors que nous avons déjà un ministère des solidarités et des aides sociales financées par la caisse d'allocations familiales.
Direction de l'urbanisme
Dont la majorité est chargée d'établir des règles d'urbanisme toujours plus complexes et politisées.
Direction des affaires scolaires (DASCO)
Environ 1 000 agents à l'échelon central, c'est-à-dire qui ne font pas face à des élèves dans les salles de classe. Les écoles publiques parisiennes ont perdu 24% de leurs élèves en 15 ans, du fait de la dénatalité et du départ vers le privé, tandis que les effectifs municipaux sont restés constants : 11 500 agents.
Rappelons que c'est l'État qui emploie les enseignants et non la ville. La ville emploie les ATSEM, les animateurs périscolaires et le personnel chargé de l'entretien des bâtiments.
Sous-directions de la « direction de la démocratie des citoyen·ne·s et des territoires »
Les effectifs gonflés par l'absentéisme
Jusqu'à 2022 les agents de la mairie de Paris n'étaient même pas soumis aux 35h… Cette dérogation qui coûtait 74 M€, a été révoquée à l'issue d'une décision du tribunal administratif le 24 mars 2022.
Les agents de la mairie de Paris, bénéficient de 25 jours de congés payés et de 22 jours de RTT, soit 47 jours de vacances par an, alors que les Français bénéficient en moyenne de 33 jours.
En plus de ces 47 jours, l'absentéisme moyen des agents de la ville atteint des sommets :
En 2024, le rapport social de la ville de Paris fait état de 1 377 314 jours ouvrés d'absence ; pour 33 457 agents. Ce qui signifie que 60% des agents ont eu au moins une journée d'absence contre 35% pour les salariés du secteur privé.
De plus la durée moyenne de ces arrêts, tous motifs confondus, est de 40 jours par an alors qu'il est de 23 jours par an dans le privé.
En cumulant ces deux facteurs, on arrive donc à un absentéisme 3 fois plus important à la ville de Paris que pour la moyenne des salariés du privé !
Si les agents de la ville de Paris travaillaient le même nombre de jours que la moyenne des Français (vacances et absentéisme), les effectifs pourraient être réduits de 17% soit 9 000 agents.
Jours non travaillés par an
Si les agents de la Ville de Paris travaillaient le même nombre de jours que la moyenne des Français (vacances et absentéisme), les effectifs pourraient être réduits de 17%.
Jusqu'en 2022, la dérogation aux 35h coûtait 74 M€ par an aux Parisiens.