Le train de vie des élus
Cabinet pléthorique, flotte de véhicules, frais de représentation...
Le train de vie des élus
Cabinet pléthorique, flotte de véhicules, frais de représentation...
Pendant que les élus parisiens se retrouvent entre eux au Conseil de Paris, du moins ceux qui font l'effort d'y assister, moi je vous montre ce qu'ils ne veulent pas que vous sachiez. Leurs privilèges. Votre argent. Et surtout, comment je compte le leur reprendre pour vous le rendre.
Sarah Knafo
Un cabinet du maire pléthorique
La Ville de Paris est enfin la seule collectivité française pouvant déroger au plafond des effectifs et de rémunération des collaborateurs de cabinet. Ainsi, le cabinet de la maire et de ses adjoints dispose de 145 collaborateurs.
Anne Hidalgo a nommé 31 adjoints alors que la moyenne des grandes villes est de 20 adjoints. Certains intitulés sont d'ailleurs surprenants. Il y a par exemple un adjoint chargé de :
La flotte de véhicules
Malgré sa politique anti-voiture, la ville de Paris n'a pas réduit sa flotte de véhicules. Elle en compte 2 500. Comment peut-on justifier un tel nombre de véhicules pour le périmètre d'une ville comme Paris ? C'est injustifiable.
Les jetons de présence
En plus de leurs indemnités mensuelles fixes, certains élus de la ville de Paris touchent ce que l'on appelle des jetons de présence.
Ceux qui siègent comme administrateurs dans des sociétés d'économie mixte (SEM) de la ville ou dans l'un des nombreux organismes satellites comme la RIVP, la CPCU ou la SETE, se voient attribuer des jetons de présence pour leur participation au conseil d'administration. Ces jetons donnent droit à indemnité supplémentaire.
Pour certains, qui se font nommer dans plusieurs organisations, le cumul peut atteindre les 100 000 euros par an !
Ainsi, David Belliard, chef de file des écologistes et allié d'Emmanuel Grégoire culmine à plus de 90 000 euros bruts annuel : l'anticapitalisme paye bien.
Les frais de représentation
En plus de leurs revenus confortables, le maire de Paris et les maires d'arrondissement disposent de « frais de représentation », c'est-à-dire d'une enveloppe sur laquelle ils peuvent se faire rembourser n'importe quelle dépense. On a ainsi pu voir des menus-enfant, des équipements pour la maison, des vêtements de luxe, des dépenses pendant les vacances, etc. Les élus considèrent visiblement les deniers publics comme l'extension de leur portefeuille.
Plus d'un SMIC annuel en plus de son indemnité de maire
soit 924 euros nets par mois en plus de leurs indemnités
Ces frais de représentation ont coûté 1,5 million d'euros sur le mandat, soit le coût de la réhabilitation complète d'une crèche parisienne.